DE LA CROUTE DE « VIEIL HOLLANDE »

Posté par jeanpierreblanpain le 2 décembre 2016

Comme tous les matins au p’tit dèj’ Je mange « salé », je mange du fromage. Et ce matin je finissais un reste de mimolette vieille. Dure, coriace, dangereuse pour les dentitions fragiles. La mimolette, jeune ou vieille, est un fromage inspiré des fromages dit de Hollande. Ces boules sphériques incoupables (ça ne veut pas dire « pas coupables »). D’ailleurs on l’appelle parfois « vieux Hollande ». Voila j’ai fini mon bout de vieux Hollande. C’est de l’histoire ancienne sur mon plateau de fromton. Et je pense à De Gaulle qui disait « Comment  diriger un pays où il y a 258 sortes de fromages ? ». Imaginez si en plus quand il y a dedans du vieux Hollande c’est quasiment impossible.

Ce matin ce qui m’attriste davantage c’est le départ au ciel des grands artistes du Géant Sénégalais Ousmane Sow. Personne  n’en parle à la radio. Alors que cet artiste est un monument de notre histoire de l’art contemporaine. J’avais vu en 1999,  une grande rétrospective de son œuvre sur le Pont des Arts à Paris. Si par hasard su’l’pont des zarts. C’était d’un beauté, d’une force d’une émotion exceptionnelle. Sans doute n’en parle-ton pas parce que ça se passe loin de chez nous, de l’art officiel blanc et européen. Surtout de l’art qui n’a rien à dire ni à exprimer. Ousmane Sow lui travaillait avec ses bras, ses mains, en bon ouvrier de l’art. Dans sa cour de Dakar. Les « artistes » de chez nous, ceux qui ont pignon sur rue, travaillent beaucoup avec  le vent, le baratin. Ce qu’on appelle le conceptuel.

En écrivant ça je ne peux m’empêcher de faire un rapprochement entre l’aspect de surface qu’ont les personnage d’Ousmane Sow et la croûte craquelée, brune, grise, qui se délite du vieil hollande.

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UNE IMAGE RAMASSEE A BERLIN DANS UNE RUE IL Y A 15 J.

Posté par jeanpierreblanpain le 11 novembre 2016

C’est écrit :  » Reality is one of the possibilities, I cannot afford to ignore » signé Leonard Cohen

  »La réalité est l’une des possibilités, Je le peux pas me permettre de l’ignorer ».

C’est très visionnaire de ce que nous vivons en ce moment.

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LETTRES D’AMOUR

Posté par jeanpierreblanpain le 13 octobre 2016

 

1er  novembre 1961.

« Mon amour,

Il y aura une source de soleil, ruisselante, qui éclaboussera votre corps de lumière.

L’étoffe lourde et soyeuse de ses rayons ardents qui éclaboussera votre éblouissante nudité

Il  y aura vos regards humides, troubles comme l’étang, étincelant de clarté noire

Votre chevelure affolée de lueurs, votre chevelure comme l’olivier en flamme

Votre bouche écarlate, affamée, entrouverte sur la morsure à fleur de dents

Et ce sourire obsédant d’enfant tourmenté

Cette brûlure fulgurante du plaisir, qui vous déchire la peau et vous dévore les membres… »

9 novembre 1961.

« Amour…Amour…Amour,

Il y a des jours où on deviendrait fou  Je souffre chaque fois plus.

Si je te revois, je déserte…Je m’en fous, du reste. Il y a toi. Toujours toi, tu es pâle à côté, tout  me ramène à toi !

J’aurais dû te quitter quand il était encore temps. Quand on vous retire à moi, on me prend la vie.

Je n’ose pas regarder vos photos. Je n’ose plus penser à vous. Pardonne-moi, aujourd’hui, d’être faible. Oui, je peux vivre seul… Mais est-ce qu’on pourrait appeler ça vivre ? … Dans cette chambre, lorsque vous êtes venue, lorsque je vous caressais – immobile – une émotion m’est venue qui ne m’a plus quitté depuis, qui m’a bouleversé, m’a rempli de vous comme si vous vous étiez donnée de toutes les fibres de votre être… »

Jeudi 15 mars 1962.

« Tendre petite flamme

Voilà deux jours que j’attends, chaque midi et chaque soir, un coup de téléphone, une lettre – même froide – mais qui explique… Je pars à une heure cet après-midi. Est-ce que je ne saurais rien jusqu’à lundi ? Est-ce que je vais me traîner avec cette angoisse de votre silence ? Oh ! Si vous pouviez – juste un mot – quelque chose qui me dise que vous m’aimez… »

Lundi 9 juillet 1962

« Ce soir, enfin la Paix !!!

Oh mon âme, comme j’ai besoin de calme. Comment se fait-il que ces types ne peuvent s’arrêter un peu de parler pour rien ! On dirait qu’ils ont peur du silence. Comme s’ils craignaient de sentir le vide de leur existence intérieure.

Aujourd’hui, une grande joie : QUATRE lettres de vous !!! J’avais tellement soif de vous lire. Alors ?

Madame part en vacances, seule, à la conquête des plages bretonnes. Je suis triste : on était tous les deux sur cette petite plage, sur la falaise, et vous irez seule…et c’est  l’été !… »

On parle ordinairement de « bonnes feuilles » quand on est à court de vocabulaire. Ca fait partie du jargon journalistique. J’ai ouvert au hasard ce recueil de lettres qui fait 250 pages. 250 pages de très très  bonnes feuilles. « Tout est bon chez elles, ya rien à jeter », comme aurait dit Brassens. Impossible de choisir. Tout est magnifique. Formidable. Beau. Drôle. Poétique. Tendre. Doux. Chaud. En un mot AMOUREUX. Ce type de lettres que j’aurais aimé avoir envoyées à mon amoureuse. Mais je n’ai pas eu ce talent. En plus ces lettres, elles sont spontanées, je suis sûr qu’elles ont été écrites d’un seul jet à chaque fois, sans rature. Sans que la corbeille, à côté de la table se remplisse de boulettes de feuilles jetées, parce que ça n’allait pas.

Ces lettres ne sont pas écrites par qui vous pensez. Ni pour celle qui les a sorties d’un carton pour faire le buzz. Ou du bizz(ness). Si vous n’aviez pas compris, je veux parler des lettres que Mitterand a envoyées à Anne Pingeot. Non c’est mille fois mieux.

Ce recueil a été publié en avril 1987 chez Grasset. Il s’appelle « Lettres d’Amour d’un soldat  de vingt ans ». Le soldat c’est Jacques Higelin. Celle qui ouvrait sa boîte tous les jours pour les réceptionner, n’est pas citée. D’aucun disent que sans elle, Higelin n’aurait sans doute pas été Higelin. Quelle chance elle a eu ! Elles ont été écrites entre 1960 et 1962 alors que la Grand Jacques était soldat en France, en Allemagne et en Algérie.

 Il faut à tout prix les lire. Débrouillez-vous ! Je crois que ce livre est toujours « trouvable ». Sans doute en poche.  Sinon, il me semble qu’on peut en lire des extraits sur internet. En tout cas, c’est un livre dont je ne me séparerai jamais. Alors inutile de me demander de vous le prêter.

 

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« SAVON D’ALEP »

Posté par jeanpierreblanpain le 7 octobre 2016

« Savon d’Alep », c’est le titre d’une des dernières chansons écrites et enregistrées par la très grande Michèle Bernard. Cette chanson figure bien sûr dans son dernier album paru en septembre « Tout’manière ». Superbe album qui a été récompensé par 4 clefs dans Télérama.

C’est très con, mais tous les jours en ce moment on parle partout dans les médias d’Alep, la ville martyre, le nouveau Guernica.Vive l’imagination débordante des journalistes ! Et je pense à cette chanson. Et je pense à Michèle Bernard, ce petit petit bout de femme qui est une géante. Ce qui est formidable c’est que pour parler de cette monstrueuse guerre de Syrie, dont la grande majorité des politiciens du monde se fiche, plutôt que de parler de bombes, de snipers, de ruine et de mort, très loin des clichés de café du commerce, elle a choisi de parler d’un simple savon.

C’est un savon fait avec de l’huile d’olive. Dans la Bible on raconte que Noé qui commençait à en avoir ras le bol de toute cette pluie au bout de 40 jours de navigation a lâché une colombe en guise de sonde météo. Et la colombe – symbole de paix depuis – est revenu à bord de l’Arche, avec dans son bec un rameau d’olivier.

Michèle Bernard serait-elle une colombe de notre temps ?

Capture

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LA MAISON DE DIEU

Posté par jeanpierreblanpain le 6 octobre 2016

A propos de ce que je disais il y a quelques jours, sur cette église de 
St Etienne du Rouvray où des musulmans ont prié avec des cathos, et 
suite à la nouvelle que le projet de Grande Mosquée à Marseille est 
abandonné, il me revient en mémoire une vieille idée que j'ai depuis des 
années, une vieille idée qu'aucun politique n'a eu et n'aura jamais, il 
se compromettrait trop. Si Dieu pouvait en éclairer quelques uns : Chez nous,  les églises appartiennent aux municipalités 
qui ont à charge de les entretenir. La plupart du temps elles sont 
fermées. Au mieux elles ne servent que le dimanche et pas partout ni 
toute la journée. Alors faisons des églises, avec de petits aménagements, des lieux de cultes, de 
prière, d'amitié, mieux de fraternité et de vivre ensemble :
Le vendredi jour de prière musulmane l'église devient mosquée

le samedi elle devient synagogue

le dimanche elle est chrétienne.

Les autres jours elle serait ouverte à tous les hommes de bonne volonté.

Un seul et même Dieu, même si son Nom n'est pas le même, sous un seul toit.

Et bien sur il y aurait un coin "boutique" où tous les livres de prières 
et autres ouvrages de piété seraient proposés. De même des produits "dérivés" tels des chapelets, 
kippas, tapis, livres de cuisine, images, médailles, faut faire un peu de bizness, pour payer le chauffage. 

Ca rappellerait ce qu'on voyait naguère dans certains aéroports : un 
lieu de prière et de recueillement ouvert à tous avant de prendre son vol. A Lyon St 
Ex, j'ai l'impression qu'il n'existe plus.

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OH MON DIEU !!!!!!

Posté par jeanpierreblanpain le 2 octobre 2016

aujourd’hui on accueille à bras ouverts tous les musulmans de bonne volonté à assister, voire à prier ensemble dans cette église de St Etienne du Rouvray où un prêtre catholique a été assassiné par des terroristes qui se réclament de l’Islam. C’est bien, même si au coeur de l’assemblée qui n’aura qu’un seul coeur ce matin, il y a quelques grincheux « bons chrétiens » qui n’approuvent pas que ces « païens » viennent fouler le dallage de leur chère église.

Il y a quelques années, environ 20 ans, j’étais allé faire un voyage scolaire en Camargue avec une maîtresse d’école et ses élèves. Tous domiciliés à Pierrelatte, et tous d’origines bien peu chrétiennes voire franchement musulmanes. Et bien sûr, comme il se doit quand on va au pays de gardians et des taureaux, il était incontournable d’aller aux Saintes Maries de la Mer, non seulement pour voir la Grande Bleue mais aussi visiter son église. Hé bien, à l’entrée, il y a eux un tas de braves femmes, grenouilles et crapauds de bénitier pour hurler au scandale et virer tout ce petit monde hors du saint lieu. Selon la tradition et la légende très païenne, il me semble qu’une des trois Saintes Marie à qui ce lieu est dédié serait Marie Madeleine, une juive palestinienne, une pouffe, qui aurait été même la poule de Jésus. Celle qui lui a lavé, parfumé les pieds et même essuyés avec ses cheveux le soir du jeudi saint. Donc sûrement pas très blanche ni de peau ni d’âme. Les autres seraient Marie Salomé et Marie Jacobé, elles aussi de même origine. Mais celle qu’on vénère encore plus dans cette église, n’est pas une Marie mais Sainte Sara, leur servante noire, égyptienne. Et Sara est, elle, la patronne ds Gitans. Donc des gens d’origine pas honnêtement gauloise, qui plus est voleurs de poules.

Ces vieilles rombières qui croyaient préserver ce « lieu saint » de toute souillure, l’ont au contraire bien sali. Et il n’y a jamais eu un prêtre, encore moins un évêque, pour venir y faire de fumigations d’encens et des vaporisations d’eau bénite pour lui rendre toute sa dignité

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DERNIERE PARUTION

Posté par jeanpierreblanpain le 22 septembre 2016

Septembre. C’est la période des vendanges.

C’est aussi le mois idéal pour sortir un A.O.C. aux Editions de la Renarde Rouge :

Vingt texte drôles et poétiques servis en verres par Joëlle Brière

Agrémentés de vingt linogravures rehaussées de rouge par Jean-Pierre Blanpain.

VINGT SUR VIN

est un millésime spécial de 48 pages

Garanti sans sulfite.

A déguster sans modération,

seul ou entre amis.

A partager, à offrir.

Il peut être mis à viellir en bibliothèque.

C’est un cru limité à 500 exemplaires

dont 20 exemplaires de tête numérotés et signés par les auteurs

enrichis d’une linogravure tirée à la main et rehaussés au pinceau d’un rouge unique,

numérotées et signées par Jean-Pierre Blanpain.

couv'20xvin

 Vous pouvez le trouver en librairie ISBN :979.10.92303.10.0

insistez bien auprès de votre libraire

ou bien le commander directement à l’éditeur :

EDITIONS DE LA RENARDE ROUGE

28 rue Germain Bedeau

89510 VERON

tel : 03.86.97.18.60

IL NE COÛTE QUE 16€

 EUROS

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SIGNES DISTINCTIFS OU ARMES DE COMBAT ?

Posté par jeanpierreblanpain le 15 septembre 2016

  Après ces lamentables aventures vécues cet été par des femmes musulmanes, les unes dans un restaurant les autres sur une plage de Corse, j’en arrive à ces réflexions :

Il est évident que ce patron de restaurant qui a refusé de servir des clientes parce qu’elles étaient « voilées » est un très mauvais commerçant. Il n’est même pas digne d’être gérant d’une cafette.C’est un minable. Mais moi si j’étais une bonne musulmane pratiquante je n’irais certainement pas manger dans un restaurant où, selon moi, aucun des plats proposés ne sera hallal. Que diable allaient-elles faire dans cet endroit ? Qui plus est en tenue de combat. C’est à dire portant des vêtements que ne portent que les musulmanes. Donc aussi armées que si elles étaient en treillis noirs, rangers,  avec cagoules et gilet d’explosifs.

            Le restaurant s’appelle « le Cénacle ». Pour les non initiés, ce nom est celui du lieu où, dans la tradition chrétienne,  s’est tenu le dernier repas de Jésus, la Cène. Donc un nom tout à fait symbolique. Un restaurant choisi à dessein.

            En d’autres circonstances, on serait aussi en droit d’ imaginer que ces deux femmes seraient du genre à réclamer des menus hallal pour leurs enfants ou leurs petits frères et petites sœurs à la cantine de l’école. C’est pourquoi on peut tout aussi penser qu’elle sont venues dans ce restaurant non pas pour manger mais pour faire une autre sorte de guerre que celle, plus sanglante, que livre daech et les terroristes. Une guerre plus propre mais tout aussi efficace. Elles foutent le bordel dans notre société déjà très fragile et traumatisée. Attisent les haines entre toutes les communautés, créent la zizanie, déstabilisent. Résultat, on  parle d’elles tout autant, voire plus, que si elles s’étaient faite sauter dans un hall de gare ou dans une grande surface (où aucun vigile ne leurs aurait interdit l’accès).

            Quand aux femmes voulant faire la guerre en  portant « le burkini », sur toutes les plages du monde, elles sont des grosses nullardes comme  ce patron de restaurant. Malgré elles, elles sont  les candidates idéales pour aller en discothèque concourir aux soirée  « Tshirts mouillés ». Rien de  tel qu’un burkini ruisselant pour mettre en valeur tout ces appâts féminins que ce vêtement dit pudique mais  moulant  est sensé cacher aux yeux des mâles en rut et peut-être en minislips avec les poils qui dépassent entre l’élastique et le nombril. En burkini,  on voit encore mieux la fente de leur chatte. Et leur raie du cul n’a plus aucun secret. Quand aux bouts de leurs seins, déjà bien titillés par l’eau froide, ils sont dans une telle érection qu’aucun élastane ne pourra les dissimuler.
            Du coup ces jeunes femmes sont encore plus bandantes que si elles se baignaient toute nues.

Bref, elles qui croyaient être de bonnes guerrières, comme leurs sœurs gastronomes, elles ont tout faut. Et en plus, en temps de canicule, elles meurent de chaud pendant que leurs mecs, qui peut-être les forcent à adopter ces tenues,  font les kakos et roulent des mécaniques en strings, et sont tout excités à voir les avantages charnels de la meuf de leurs copains en se disant qu’ils ne vont pas tarder à se la faire pendant que celui-là ira au jihad.

            Il y a quelques jours, à Tours,  je me réjouissais d’avoir rencontré des jeunes femmes musulmanes  auxquelles j’avais lu mon livre « mon cochon » . Elles avaient bien rigolé. Surtout quand j’avais dit que mon livre n’était pas hallal. L’une d’elle m’avait encore plus marqué parce qu’elle travaillait, « voilée », dans une école catholique. Je ne pense pas que ces jeunes femmes, elles, soient des guerrières en puissance. Je pense que même portant un vêtement traditionnel, elles sont beaucoup plus françaises que  ce patron de restaurant ou que certains vacanciers qui ont refusé de faire eau de mer commune avec ces femmes. Et ces femmes de Tours je les aime car elles font avancer les choses. En Paix !!!

 

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CA SENT LE COCHON CHEZ MOHAMED

Posté par jeanpierreblanpain le 14 septembre 2016

« Ils ont frappé en Picardie. En plein cœur de la région, à deux pas du Pas-de-Calais. Chez nous. Comme ils ne connaissent rien à rien et qu’ils sont toujours dans la caricature la plus bornée, la plus sauvage et la plus brutale, ils n’ont rien trouvé de mieux, au bout de leurs rires gras, que de se rendre en pleine nuit devant le salon de coiffure de Mohamed Manoubi, à Albert, dans la Somme, pour y déposer une tête de porcelet grillée. Mohamed a ouvert son salon de coiffure il y a un mois en centre-ville d’Albert. Comme n’importe quel artisan qui exerce dans ce pays, Mohamed se tue à la tâche, ne compte pas ses heures et travaille de ses mains pour ne rien devoir à personne et regarder dans son miroir sa dignité d’homme.

Ils ont voulu frapper Mohamed dans son identité d’être humain. Mais rien ne peut atteindre le commerçant d’Albert. Car Mohamed a tout notre soutien, tout notre respect et, oui, tout notre amour. C’est d’humanité qu’il est question. Mohamed est notre frère en humanité. Il est notre ami. Et tous autant que nous sommes, qui n’avions jamais mis les pieds à Albert ou dans ce salon de coiffure, nous avons furieusement envie de faire des kilomètres pour nous y rendre.

Mohamed a porté plainte. Nous le soutenons. Comme à chaque fois, ça va nous rapporter quelques sales commentaires et autres vomissures dont se remplissent des réseaux sociaux qui ne supportent pas un bout de sein mais font la courte échelle à tous les extrémismes.

Il n’y a aucun hasard dans une société où d’aucuns rêvent de placer tous les débats dans une considération d’ethnie, de race ou de religion supposée. En face, comme chantait le grand Jacques, Nous n’avons que l’amour.

On est au moins sûr d’une chose : c’est que Mohamed, à Albert, est un homme. On sait aussi que d’autres y sont des porcs. »

C’est l’édito de Jean-Marc Chevauché publié le 12 septembre dans le COURRIER PICARD  suite à ce qui s’est passé à Albert, petite ville de la Somme : Mohamed qui est coiffeur dans cette commune a trouvé il y a quelques jours une tête de cochon grillée devant la porte de son salon. Bien sur celui ou ceux qui ont fait ça, je pense perso qu’ils étaient plusieurs, trop couilles molles pour agir tout seul, et bien sur de nuit. Manque évident de courage. C’est con qu’Albert soit loin : je serais allé me faire couper les cheveux par Mohamed. C’est pas mal de se faire couper les tifs par son frère.

 

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COEXISTENCE

Posté par jeanpierreblanpain le 30 août 2016

Chevenement dit qu’il s’y connais en Islam et en Musulman : il a été en Egypte et au Maghreb il y a 40 ans.
Moi aussi je m’y connais. Parfois je vais chez « l’arabe du coin » pour me dépanner.

mohamed

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