DERNIERE PARUTION

Posté par jeanpierreblanpain le 22 septembre 2016

Septembre. C’est la période des vendanges.

C’est aussi le mois idéal pour sortir un A.O.C. aux Editions de la Renarde Rouge :

Vingt texte drôles et poétiques servis en verres par Joëlle Brière

Agrémentés de vingt linogravures rehaussées de rouge par Jean-Pierre Blanpain.

VINGT SUR VIN

est un millésime spécial de 48 pages

Garanti sans sulfite.

A déguster sans modération,

seul ou entre amis.

A partager, à offrir.

Il peut être mis à viellir en bibliothèque.

C’est un cru limité à 500 exemplaires

dont 20 exemplaires de tête numérotés et signés par les auteurs

enrichis d’une linogravure tirée à la main et rehaussés au pinceau d’un rouge unique,

numérotées et signées par Jean-Pierre Blanpain.

couv'20xvin

 Vous pouvez le trouver en librairie ISBN :979.10.92303.10.0

insistez bien auprès de votre libraire

ou bien le commander directement à l’éditeur :

EDITIONS DE LA RENARDE ROUGE

28 rue Germain Bedeau

89510 VERON

tel : 03.86.97.18.60

IL NE COÛTE QUE 16€

 EUROS

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SIGNES DISTINCTIFS OU ARMES DE COMBAT ?

Posté par jeanpierreblanpain le 15 septembre 2016

  Après ces lamentables aventures vécues cet été par des femmes musulmanes, les unes dans un restaurant les autres sur une plage de Corse, j’en arrive à ces réflexions :

Il est évident que ce patron de restaurant qui a refusé de servir des clientes parce qu’elles étaient « voilées » est un très mauvais commerçant. Il n’est même pas digne d’être gérant d’une cafette.C’est un minable. Mais moi si j’étais une bonne musulmane pratiquante je n’irais certainement pas manger dans un restaurant où, selon moi, aucun des plats proposés ne sera hallal. Que diable allaient-elles faire dans cet endroit ? Qui plus est en tenue de combat. C’est à dire portant des vêtements que ne portent que les musulmanes. Donc aussi armées que si elles étaient en treillis noirs, rangers,  avec cagoules et gilet d’explosifs.

            Le restaurant s’appelle « le Cénacle ». Pour les non initiés, ce nom est celui du lieu où, dans la tradition chrétienne,  s’est tenu le dernier repas de Jésus, la Cène. Donc un nom tout à fait symbolique. Un restaurant choisi à dessein.

            En d’autres circonstances, on serait aussi en droit d’ imaginer que ces deux femmes seraient du genre à réclamer des menus hallal pour leurs enfants ou leurs petits frères et petites sœurs à la cantine de l’école. C’est pourquoi on peut tout aussi penser qu’elle sont venues dans ce restaurant non pas pour manger mais pour faire une autre sorte de guerre que celle, plus sanglante, que livre daech et les terroristes. Une guerre plus propre mais tout aussi efficace. Elles foutent le bordel dans notre société déjà très fragile et traumatisée. Attisent les haines entre toutes les communautés, créent la zizanie, déstabilisent. Résultat, on  parle d’elles tout autant, voire plus, que si elles s’étaient faite sauter dans un hall de gare ou dans une grande surface (où aucun vigile ne leurs aurait interdit l’accès).

            Quand aux femmes voulant faire la guerre en  portant « le burkini », sur toutes les plages du monde, elles sont des grosses nullardes comme  ce patron de restaurant. Malgré elles, elles sont  les candidates idéales pour aller en discothèque concourir aux soirée  « Tshirts mouillés ». Rien de  tel qu’un burkini ruisselant pour mettre en valeur tout ces appâts féminins que ce vêtement dit pudique mais  moulant  est sensé cacher aux yeux des mâles en rut et peut-être en minislips avec les poils qui dépassent entre l’élastique et le nombril. En burkini,  on voit encore mieux la fente de leur chatte. Et leur raie du cul n’a plus aucun secret. Quand aux bouts de leurs seins, déjà bien titillés par l’eau froide, ils sont dans une telle érection qu’aucun élastane ne pourra les dissimuler.
            Du coup ces jeunes femmes sont encore plus bandantes que si elles se baignaient toute nues.

Bref, elles qui croyaient être de bonnes guerrières, comme leurs sœurs gastronomes, elles ont tout faut. Et en plus, en temps de canicule, elles meurent de chaud pendant que leurs mecs, qui peut-être les forcent à adopter ces tenues,  font les kakos et roulent des mécaniques en strings, et sont tout excités à voir les avantages charnels de la meuf de leurs copains en se disant qu’ils ne vont pas tarder à se la faire pendant que celui-là ira au jihad.

            Il y a quelques jours, à Tours,  je me réjouissais d’avoir rencontré des jeunes femmes musulmanes  auxquelles j’avais lu mon livre « mon cochon » . Elles avaient bien rigolé. Surtout quand j’avais dit que mon livre n’était pas hallal. L’une d’elle m’avait encore plus marqué parce qu’elle travaillait, « voilée », dans une école catholique. Je ne pense pas que ces jeunes femmes, elles, soient des guerrières en puissance. Je pense que même portant un vêtement traditionnel, elles sont beaucoup plus françaises que  ce patron de restaurant ou que certains vacanciers qui ont refusé de faire eau de mer commune avec ces femmes. Et ces femmes de Tours je les aime car elles font avancer les choses. En Paix !!!

 

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CA SENT LE COCHON CHEZ MOHAMED

Posté par jeanpierreblanpain le 14 septembre 2016

« Ils ont frappé en Picardie. En plein cœur de la région, à deux pas du Pas-de-Calais. Chez nous. Comme ils ne connaissent rien à rien et qu’ils sont toujours dans la caricature la plus bornée, la plus sauvage et la plus brutale, ils n’ont rien trouvé de mieux, au bout de leurs rires gras, que de se rendre en pleine nuit devant le salon de coiffure de Mohamed Manoubi, à Albert, dans la Somme, pour y déposer une tête de porcelet grillée. Mohamed a ouvert son salon de coiffure il y a un mois en centre-ville d’Albert. Comme n’importe quel artisan qui exerce dans ce pays, Mohamed se tue à la tâche, ne compte pas ses heures et travaille de ses mains pour ne rien devoir à personne et regarder dans son miroir sa dignité d’homme.

Ils ont voulu frapper Mohamed dans son identité d’être humain. Mais rien ne peut atteindre le commerçant d’Albert. Car Mohamed a tout notre soutien, tout notre respect et, oui, tout notre amour. C’est d’humanité qu’il est question. Mohamed est notre frère en humanité. Il est notre ami. Et tous autant que nous sommes, qui n’avions jamais mis les pieds à Albert ou dans ce salon de coiffure, nous avons furieusement envie de faire des kilomètres pour nous y rendre.

Mohamed a porté plainte. Nous le soutenons. Comme à chaque fois, ça va nous rapporter quelques sales commentaires et autres vomissures dont se remplissent des réseaux sociaux qui ne supportent pas un bout de sein mais font la courte échelle à tous les extrémismes.

Il n’y a aucun hasard dans une société où d’aucuns rêvent de placer tous les débats dans une considération d’ethnie, de race ou de religion supposée. En face, comme chantait le grand Jacques, Nous n’avons que l’amour.

On est au moins sûr d’une chose : c’est que Mohamed, à Albert, est un homme. On sait aussi que d’autres y sont des porcs. »

C’est l’édito de Jean-Marc Chevauché publié le 12 septembre dans le COURRIER PICARD  suite à ce qui s’est passé à Albert, petite ville de la Somme : Mohamed qui est coiffeur dans cette commune a trouvé il y a quelques jours une tête de cochon grillée devant la porte de son salon. Bien sur celui ou ceux qui ont fait ça, je pense perso qu’ils étaient plusieurs, trop couilles molles pour agir tout seul, et bien sur de nuit. Manque évident de courage. C’est con qu’Albert soit loin : je serais allé me faire couper les cheveux par Mohamed. C’est pas mal de se faire couper les tifs par son frère.

 

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COEXISTENCE

Posté par jeanpierreblanpain le 30 août 2016

Chevenement dit qu’il s’y connais en Islam et en Musulman : il a été en Egypte et au Maghreb il y a 40 ans.
Moi aussi je m’y connais. Parfois je vais chez « l’arabe du coin » pour me dépanner.

mohamed

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APRES « NICE » – CE QU’ECRIT CHRISTIANE TAUBIRA

Posté par jeanpierreblanpain le 19 juillet 2016

Vallée de larmes….
Nos cœurs portent leur deuil. Sous la mélancolie de ce qu’ils avaient de nous en eux et qu’ils ont emporté. Nous savions leur existence comme ils savaient la nôtre. Telle est notre commune intuition. Nous saurons un peu de leurs vies, ce qui nous sera offert, quand leurs proches commenceront à partager. Nous en saurons alors assez pour leur faire place durable dans nos mémoires. Ils continueront ainsi à être. Par-delà les cris et l’effroi, malgré ce désarroi sans cordages qui nous encorde, plus vibrants encore que cet émoi qui nous fend en dedans et nous laisse cois. Nous les tiendrons au chaud dans nos plis d’âme, bien que pour l’heure, nous soyons saisis de froid.
L’absence…
Une petite-fille vive, parfois rêveuse, qui ne reviendra pas à l’école. Sa meilleure amie qui n’en reviendra pas, comme ça fait mal au fond, là, dans cet endroit qui a plusieurs noms, cœur, poitrine, plexus, torse, poumon, et qui fait suffoquer, qui essouffle, épuise.
Un petit garçon qui ne retrouvera pas la crèche. La crèche ne le retrouve pas. Il y a ces photos, prises à Noël, à l’entrée, sur le panneau en bois. Même sans image, son sourire est là, ses gestes de désir. Il grandissait si vite.
Une adolescente délurée, déjà sûre de vouloir embrasser le monde, et qui manquera à son amoureux. Les premières amours ont cette saveur singulière et ineffable du défi mêlé de douceur. Un charme qui jamais nulle part ne sait se répéter.
Un adolescent dont la voix commençait à se rythmer et à se frotter à la rocaille, le menton s’assombrissant de quelques poils épars et fiers, ne dissimulera plus sa timidité derrière des airs de crooner taciturne.
Une maman qui ne rentrera plus, ces chants qui ne seront plus fredonnés, sous la douche, sur le balcon en arrosant des bégonias gourmands, en remuant la terre sous de récalcitrants asters de Tartarie, après une journée professionnelle pourtant harassante. Une femme, sentimentale et soucieuse, qui ne méditera plus en contemplant les stries des reines d’argent côtoyant de pulpeux aloès, les reflets des aeonium dont les pétales oblongs, offerts comme un soleil, font perler l’eau avant de la laisser rouler dans une chorégraphie de lenteur. Une femme aux reins usés par le labeur, qui n’avait rien perdu de sa joyeuse humeur, ne pestera plus contre sa fille aînée pour la mettre en garde : c’est toujours la trajectoire de la fille qui s’interrompt quand on veut se glisser trop tôt dans les lacets affriolants de la vie, souvent scélérate envers les pauvres. Une femme d’ardeur, qui a déjà dit son fait à la vie pour ses croche-pieds et ses chausse-trappe, et qui, tandis que le jour baisse pavillon, ne rira plus ne lira plus dans une berceuse pour se laver la tête des petitesses du boulot, du brouhaha des transports.
Un père, un amant, un homme qui sifflotait entre les lèvres ou dans la gorge rêvant de brillants chemins de vie pour ses fils, tout en réfléchissant à cette épargne qui préserve l’avenir, ne sonnera plus parce qu’il a oublié ses clés.
Ils ont des prénoms qui résonnent de toutes les contrées du monde, ramenant des senteurs, des sons, des clichés et des clichés, et engendrant un même chagrin, une même désolation qui rappellent que, par-delà terres et mers, les larmes sont sœurs.
Ainsi les pensons-nous, pour leur redonner vie, en attendant que ceux qui les connaissent nous les racontent. Try a little tenderness, la voix d’Aretha Franklin nous obsède.
L’aveuglement qui frappe avec une froideur de robot d’acier n’a jamais eu ni de raison ni raison. Quelles fêlures faut-il à l’esprit pour faire éclore cette démence démentielle, chez l’homo sapiens sapiens, homme qui pourtant sait qu’il sait. De quelles fureurs anciennes et nouvelles, familières ou inédites, matées ou rétives, gronde ce monde où l’hystérie nourrit l’hystérie!
Même de loin, mais si près de la souffrance, nous savons que notre seule offrande, celle qui nous sauve ensemble des étendues et profondeurs de la désespérance, ne peut venir que des signes de la vie qui vainc.
I’ve got dreams to remember (Otis Redding).
Pendant qu’un semeur de mort et d’affliction, exilé en méta-humanité, brisait tant de promesses et de sagesses, le dernier mot n’était pas dit.
Des enfants sont nés cette nuit-là. Je n’ai pas vérifié mais je sais. Car ainsi va la vie qui vainc. Ces bonheurs n’ont pas la vertu de verser une goutte de fraîcheur sur les cœurs en malheur.
Mais ils signent la défaite des semeurs de mort, qui qu’ils soient.

Christiane Taubira

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JESUS, Pédé ? Bi ?

Posté par jeanpierreblanpain le 13 juin 2016

dieu

« Dieu est Amour » m’a-t-on appris du temps où j’allais au caté. Caté catho j’entends. Mais on m’a dit aussi « Dieu a créé l’Homme à son image ». Déduction : l’Homme est Amour. Ca voudrait dire que l’Homme est bon, et que l’Homme peut et doit aimer tout le monde sans distinction de sexe, de race, de handicap, de religion etc…

Un humain, homme ou femme peut aimer qui bon lui semble.

D’ailleurs, dites moi dans quel « livre sacré », Bible, Evangiles, Coran, Torah est-il écrit que l’homme ne doit aimer et épouser et niquer qu’une personne du sexe opposé ?

Dites-moi, le temps qu’on y est, dans quel chapitre de ces ouvrages, quel verset, quelle sourate est-il dit qu’il faut se marier ? Et surtout se marier dans une cérémonie supervisée par un prêtre, un pasteur, un imam ou un rabbin ?

Dieu est Amour. Mais s’il est tant Amour que ça, pourquoi, seul vrai maître à bord, permet-il à l’humain qu’il a créé à son image de se conduire comme un sale gros con, une pourriture, un voyou, une ordure. Pourquoi Dieu permet-il à l’Homme de faire sur terre sa propre loi et de décider ce qui doit être bien ou mal ?

Jésus, fils de Dieu, m’a-t-on encore appris, qu’est-ce qu’il avait, en tant qu’humain, comme sexualité. On n’en parle jamais. Etait-il célibataire, avait-il une régulière, une ou des maitresses, ou un petit copain ?

Il y a un épisode dans les Evangiles où Jésus va chez ses copines, Marthe et Marie, les frangines de Lazare (celui qui donnera son nom à une gare ). Et pendant que Jésus fait le cake devant les deux nanas, Marthe sert à boire et prépare à bouffer. Marie glande ? Non, elle est aux pieds de Jésus, assise par terre et elle boit les paroles de Jésus, toute béate d’admiration, amoureuse peut-être. Aux pieds !!!!

On a souvent dit aussi que Marie Madeleine c’était sa gonzesse. La pute, la pécheresse. Celle qui lui lave les pieds avec sa chevelure le soir du « jeudi saint ». Ca pourrait vouloir dire qu’elle était soumise. Qu’elle rampait aux pieds de son mec. Et que lui devait se la jouer un peu macho. Ho ! C’est qui le chef ? Aux pieds !!!!

On a aussi dit que Jésus avait un sérieux penchant, un faible pour son pote Jean. Jésus présente même Jean à sa mère Marie, en lui disant « Femme voici ton fils ! » Comme aujourd’hui dans un couple gay, l’un des deux conjoints présenterait à ses parents son beau-fils, son gendre. Certains artistes ont peint ou représenté cette relation. En particulier dans « la Cène ». Dans celle de Léonard de Vinci on y voit même Jean endormi la tête blottie contre l’épaule de Jésus. Curieusement également Jean à des allures très androgynes dans tous les tableaux.

Jean est même le seul des douze disciples de Jésus, au pied de la croix à assister Jésus à le soutenir dans son agonie. Fidèle.

Jésus était il gay ? Pédé ? Ou bi peut-être.

Quoi qu’il se soit passé, qu’ait été Jésus je ne vois pas pourquoi aujourd’hui il y a des intégristes qui se disent catholiques, fils de Dieu, créés à son image, eux aussi « Amour » qui se rallient aux autres intégristes des « grandes religions monothéistes » pour condamner l’homosexualité. Tout ce qui se passe, arrive aux Etats Unis ça arrive dans les mois, les années qui suivent chez nous. On peut craindre qu’un jour, en France, en Pologne, ou en Irlande ou dans un autre pays occidental l’un de ces sales gros cons d’intégriste , s’inspirant de ce que font, ont fait, et feront encore je le crains, ces minables couilles molles qui tuent parce qu’ils détestent les homosexuels, débarque dans un bar gay, une boutique gay, un club et dézingue tout ceux qui lui donne tant envie de haïr . Moi je crois que ceux qui haïssent tant les pédés, c’est parce qu’ils sont fortement attirés par les gens de leur sexe mais qu’ils n’osent pas, n’ont pas le courage d’aimer comme ils aimeraient aimer. Et en tuant ceux qu’ils haïssent, ils se tuent eux même.

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DERNIER ENREGISTREMENT DE MIMI BARTHELEMY

Posté par jeanpierreblanpain le 3 juin 2016

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MIMI BARTELEMY très grande conteuse haïtienne est décédée le 27 avril 2013. Elle faisait partie de mes amis. J’avais illustré deux de ses livres. Peu de temps avant de partir au pays des conteurs, elle avait enregistré un nouveau recueil de contes et avait souhaité que j’en sois l’illustrateur. Ca y est, cet album posthume vient de sortir. C’est chez OUIE DIRE EDITIONS.

 

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RESTONS BIEN GRAS APRES LE FESTIVAL DE COUENNE

Posté par jeanpierreblanpain le 29 mai 2016

Le film « le dernier tango à Paris » reste mémorable gràce à une plaque de beurre qu’emploie à un certain moment du film particulièrement torride (torride à l’époque) Marlon Brando ,à cheval sur Maria Schneider. En 1972 on ne se préoccupe pas encore de la qualité des produits laitiers. Bio ou pas bio ? Salé, demi-sel, nature ou allégé ? De ferme ou industriel ?

Aujourd’hui cette scène incontournable (cul-te?) serait sans doute intournable. En effet certaines ligues, non pas de vertu, mais de consommateurs s’y opposeraient. Surtout celle des végans. Pour eux, aucun produit d’origine animale ne doit être utilisé dans la vie quotidienne ni consommé bien sûr. Donc le beurre, qui est un produit laitier, est un produit haïssable, il ne devrait même pas être fabriqué. Et aucune publicité ne devrait se faire pour le beurre . Or ce film fait en quelque sorte l’apologie du beurre. Combien de plaquettes de beurres ont elles été achetées en sortant des salles obscures à l’époque ?

Si au lieu d’être tourné dans les seventies, ce film l’avait été dans les sixties, il aurait pu libérer de nombreuses femmes ou leurs donner des tas d’idées, les décomplexer. Mais avant tout leurs donner bonne conscience en matière de ce qu’on appelait autrefois « l’économie domestique ». Je me souviens de ces publicités en quatre par trois sur les murs, ou bien en pages entières dans la presse où l’on voyait une femme française type (celle qui sera plus tard la ménagère de moins de cinquante ans) annoncer fièrement « je suis débarrassée d’un préjugé qui me coûtait cher, aujourd’hui j’utilise Planta ! ». Heureux les maris qui avait épousé une femme économe. Grâce à leurs femmes ils n’avaient plus besoin de faire des heures sup’ pour boucler les fins de mois et pouvaient rentrer de bonne heure afin d’accomplir leur devoir conjugal.

Si Bernardo Bertolucci y avait pensé en 1972 il aurait pu se faire sponsoriser par Planta. Ou pourquoi pas par Végétaline qui est une matière grasse végétale issue de la noix de coco donc végane.

Restons dans le domaine alimentaire, mais aussi dans celui des « rapports  amoureux » (est-ce bien amoureux de consommer du beurre ou de la margarine qui risquent de faire des taches grasses et difficiles à nettoyer sur des sous-vétements?) :

J’apprends, en relisant « sexy corpus » de Mariette Darrigrand ( Lemieux éditeur-nov.2015) que le mot anglo-américain « Fuck » viendrait du verbe latin « Foccare » qui veut dire fourrer et qui a donné en italien le mot foccacia la délicieuse pâte fourrée le plus souvent de tomates confites et de plein de bonnes choses. Qui est devenue en français la fougasse. Avec mes petites notions de cuisine, j’imagine que la fougasse est avant tout préparée avec de l’huile d’olive. Est-ce que le « fucker » anglais ou américain, cherchant à imiter Marlon Brando, pour mieux affirmer sa virilité et sa fougue, utilise non pas du beurre mais de l’huile d’olive ?

Au fait, aujourd’hui c’est la Fête des Mères.

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TEMPS DE COCHON AU FESTIVAL DE COUENNE

Posté par jeanpierreblanpain le 11 mai 2016

Après l’arrivée des gros producteurs du monde entier, celle des petits producteurs indépendants dont pas mal de bios ( et non pas, pour faire mode «  biopics »), le Festival de Couenne démarre au milieu d’une foule de curieux, de journaleux avides d’images sensationnelles qui viennent là pour tailler le bout de gras et d’un tas de goinfres en manque de viande fraiche.

Ayant un peu de temps devant moi,quelques économies, un smoking d’occasion, j’ai pris sur moi de vous faire partager les meilleures tranches de cette mondiale manifestation (en attendant le retour des six rondelles prévu d’ici un petit mois) :

Le tapis rouge a été déroulé sur la Rosette transformée en Champs et Lisiers.

Déjà, un grand nombre de petites cochonnes – starlettes en herbe – appâtent les badauds affamés et les photographes pro ou amateurs en exhibant leurs jambonneaux. Cette année les selfies sont sexes. J’ai vu deux ou trois boudins antillais qui chantaient un zouc très pimenté. Bien entendu j’ai détesté les manifs de ceux qui sont hostiles à de tels déballages de viande et qui brandissent des pancartes où l’on peut lire « Une âme saine dans un porcin ». Sans compter les délégations étrangères du Proche Orient qui boycottent le festival. Halouf et hallal ça ne se cuisine pas ensemble. Et ceux qui hurlent « Kascher ce sein doux que je ne saurait voir ».

Comme chaque année, la grande et éternelle question est sur toutes les lèvres :

«  Le Festival de Couenne, est-ce du lard ou du cochon ? »

La réponse viendra peut-être du producteur Charles Pathé qui a délaissé sa résidence des Bauges pour tenir une conférence de presse dont je vous reparlerais. Je sais déjà qu’il grillera ce qu’on qualifie déjà de nanar : « Elle est morte Adèle » mais aussi «  Adieu mon sale ami » de Terrine Gillian.

Cette année la pluie est au rendez-vous et c’est dans la gadoue, la bouillasse que tous se vautrent. Les retraités pétanquistes n’osent plus lancer le cochonnet.

Oui, ce mercredi 11 Mai 2016, 18 heures,  temps de cochon au Festival de Couenne.

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SINE EST MORT

Posté par jeanpierreblanpain le 5 mai 2016

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